Guy Malabry
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oeuvres récentes de Guy Malabry ont pris du volume et des couleurs. Certes
on y retrouve toujours la trace de l'univers intérieur du peintre qui se
marque par la tension et le tressage des douleurs et de l'énergie, qui
se dévoile par de longues veines de fractures verticales. Pour exister, un tel travail fait d'exigence et de patience pourrait se dispenser du regard tant il épuise le temps à la manière d'une archive, fût-elle personelle. Il n'en est rien car l'espace ainsi gagné permet au peintre d'installer ses explosions hors du silence au coeur même de leur surgissement et de faire partager la jouissance du "peindre" (j'entends par là l'association de la peinture et de son exercice) pour créer un nouveau regard sensible à la reconnaissance autant qu'à l'etrangeté, autant à la violence qu'à la douceur, autant à l'achèvement qu'a l'aperture dynamique. Ce blanc gagné, ces picotements colorés des pourtours, ces taches vertes ou ocres sont les signes de la diffraction d'une mémoire qui aurait été déja-là dans le tableau et que le peindre rejoint avec une attention tactile. L'art de Guy Malabry est alors fait de l'impression d'une pensée extirpée du plus profond de l'être et partagée grâce à l'inquiétante harmonie de la joie et de la perte. | ![]() |
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Hervé Carn |
Galerie Ombre et Lumière Saint Malo accueil